Mon premier Whole 30

(16 mai au 15 juin 2016)

 

Tous ceux à qui j’ai mentionné le nom de mon nouveau « défi-santé » ces dernières semaines m’ont regardé comme une extra-terrestre : « Hole quoi? », « Old-30 », comme vieux? ». Non, W-H-O-L-E. comme « entier », « complet ». Ah, ok…et qu’est-ce que ça mange en hiver ton nouveau truc? Ben justement, ça mange des aliments non-transformés.

C’est ma super directrice de maîtrise qui m’a parlé de ça en lunchant l’autre midi au petit resto de la Cinémathèque. Comme c’est une femme que j’apprécie beaucoup et dont je respecte grandement les opinions (avouez que c’est assez nécessaire dans ce type de relation), je me suis précipitée sur le site internet de Whole30.com afin d’en apprendre rapidement plus sur le sujet. Voici les grandes lignes de ce « Régime-qui-n’en-est-pas-réellement-un » : Pendant 30 jours, vous retirez de votre alimentation tout ce qui contient du sucre ajouté, tous produits laitiers, toutes céréales, les légumineuses et il va sans dire, tout alcool. Ça peut sembler extrême mais voici ce que vous pouvez manger : viandes, poissons, fruits de mer, œufs, noix, légumes, fruits, bons gras. Ces catégories d’aliments n’ont évidemment pas été choisies au hasard ou selon les goûts personnels des deux auteurs Dallas et Melissa Hartwig, deux nutritionnistes de Salt Lake City. Selon eux, selon les études sur lesquelles ils s’appuient et les milliers de témoignages qu’ils ont recueillis depuis 2008, certains aliments, omni-présents dans notre alimentation de plus en plus transformée et industrielle agressent notre corps, principalement son système digestif, causent de l’inflammation. Cette inflammation serait la cause, très souvent inconnue, de plusieurs de ces petits et grands bobos dont on passe notre vie à vouloir atténuer les symptômes sans jamais vraiment en identifier la cause. Les explications détaillées des actions de ces aliments sur nos systèmes immunitaires et digestifs sont très bien expliqués dans leur livre It Starts with food (dont il n’existe pas de traduction française à ma connaissance), livre de 300 pages que j’ai commandé sur Amazon avec leur autre bestseller The Whole30: The 30-day guide to total health and food freedom. Je lève mon chapeau à ces deux auteurs qui ont su rendre passionnant ce « petit cours de bio » qui m’intéresse plus aujourd’hui que celui que j’aurais dû écouter en secondaire 3!

 

Alors voilà, forte de toutes ces connaissances nouvelles (pour moi), je me suis fixée une date (après un gros w-e rempli de party et d’abus) et le lundi matin 16 mai, je me suis retrouvée dans ma cuisine avec l’impossibilité de manger des bagels, des céréales et de mettre du sucre et du lait dans mon café, Outch! J’ai tenu un journal chaque jour, j’ai noté ce que j’ai mangé mais aussi comment je me suis sentie…parce que c’est une expérience qui marque nos vies, un peu comme un grand pèlerinage où l’on prend conscience de soi, de ses mécanismes de défense, de ses réflexes et autres habitus (bon, j’ai jamais fait de pèlerinage mais j’ambitionne un jour de faire Compostelle, j’attends juste que mes enfants grandissent un peu). J’ai eu envie d’essayer ce « défi » de 30 jours pour différentes raisons. Je n’ai pas de gros problèmes de santé mais après avoir lu les témoignages sur le site internet, j’étais curieuse de voir ce que j’apprendrais sur moi en entreprenant cette aventure. Depuis la naissance de mes enfants, mon sommeil est demeuré fragile, je peux passer deux à trois mauvaises nuits par semaine parce que je me réveille à 2 :00 du matin pour me rendormir juste avant 6 :00 et là, je me retrouve complètement zombie dans ma cuisine à 6 :30, souvent avec un mal de tête en bonus! Ceux qui me connaissent savent aussi que je cherche depuis longtemps la cause et le remède à mes maux de tête et de cou. Je n’ai jamais été vraiment à l’abri de ces violentes douleurs qui m’empêchent parfois de fonctionner pendant 3 jours consécutifs. Je les subis et me gave d’Advil ou de Fiorinal quand je suis désespérée. Bon, il y a aussi l’espoir de perdre le 10 livres qui m’embête depuis quelques mois et qui semble indélogeable malgré mes séances quasi-quotidiennes de sport intense! Whole 30 ne met pas l’accent sur la perte de poids mais de nombreux internautes rapportent avoir maigris, sans privation, sans « comptage de calories », sans souffrance, bref! Avouez que c’est tentant! À la fin de leur 30 jours, la plupart des participants dressent un bilan encore plus positif de ce qu’ils nomment leurs non-scale victories, toutes ces petites améliorations au niveau de leur humeur, leur sommeil, leur teint, leur énergie, leurs apprentissages. Toutes des choses qui valent finalement bien plus qu’un chiffre inférieur sur une balance!

Voilà, j’étais curieuse, j’ai lu puis j’ai plongé dans l’aventure pendant 30 jours!

 

Pour ceux qui se demandent ce que j’ai bien pu manger, voici une petite liste non-exhaustive des succulents repas que je me suis préparée.

-genre d’omelette avec 2 œufs, jambon, champignons et échalotes. Une orange à côté, un thé. (un de mes meilleurs petits-déj. Que j’ai refait souvent souvent)

-Version plus frugale; œufs cuits durs, mangue, noix.

-Pudding au lait de coco, fruits, flocons de noix de coco grillés.

-Petites saucisses déjeuner des Fermes Valens avec pommes de terres rissolées dans du gras de canard (avouez que manger des patates dans du gras de canard ça enlève l’impression d’être au régime et c’est hautement jouissif!)

-les dîners ressemblaient souvent à une salades (je variais les types de laitues) sur lesquelles je déposais une protéines (ex : morceaux de poulet, thon en boîtes, morceaux de steak, crevettes…etc)

-Les soupers, aucun problème, j’ai mangé un peu comme le reste de la famille…si c’était des fajitas, je mangeais mais sans la tortilla, si Burger alors boulette sans le pain, sinon, de bonnes saucisses (sans sucre, sans gluten, idéalement bio), du poulet grillé, du steak, des légumes à volonté.

-Collation d’urgence : des barres aux fruits et noix L’Arabar (cajou, bleuet, noix de coco)

-Les soirs de soupers spaguettis…car c’est ici un repas quasi-obligatoire chaque semaine, et bien je me faisais cuire une courge-spaguetti et je mangeais ma sauce-maison dans laquelle je savais qu’il n’y avait pas de sucre ajouté.

Car le sucre ajouté est partout…suffit de le chercher un peu pour le trouver. Il est dans toutes les sauces et condiments, vinaigrettes, bacon (!!!) et autres charcuteries…pendant le Whole30, on en prend drôlement conscience et on lit beaucoup beaucoup d’étiquettes avant de se rendre compte que ben coudonc, la seule façon de s’en sortir, c’est de faire les choses nous-même, de manger des fruits et légumes frais, de la viande et des œufs sans chercher de raccourcis chez les produits transformés, remplis de ces rehausseurs de saveurs.

J’ai donc mangé trois gros repas chaque jour. J’étais peu habituée à manger autant. J’avais plutôt l’habitude de me lever, de me faire 2-3 cafés, qui me coupaient l’appétit et me stimulaient. Ensuite, vers la fin de l’avant-midi, je mourrais de faim, je ne prenais jamais le temps de me préparer un vrai repas, préférant grignoter des craquelins avec de l’hummus ou du fromage (tout pour ne pas salir de vaisselle!). J’étais évidement fatiguée en après-midi (immense envie de faire une sieste au moment où les enfants reviennent de l’école!). Je préparais un bon souper pour la famille et j’enchainais les collations jusqu’au couché, vers 22 :00. Whole30 a été la structure, le cadre qui m’a amené à prendre conscience de comment je mangeais, pourquoi (par ennui? Parfois. Sous le coup d’émotions? Parfois. Par gourmandise? Parfois. Pour éviter le gaspillage en finissant les assiettes de enfants? Souvent!!), de l’importance (peu) que j’accordais à ma nourriture, carburant essentiel de mon corps (oups, désolée pour ces années de maltraitance!).

Ces prises de conscience font parties de mes Non-scale-Victories personnelles. Dès la première semaine, mon sommeil s’est grandement amélioré et en un mois, jamais je ne me suis réveillée en pleine nuit. Je ressens l’endormissement vers 21 :00 et je me réveille par moi-même vers 6 :00 pleine d’énergie, sans douleur au cou, mâchoire, tête. Pas obligé de me précipiter sur mon armoire-pharmacie pour avaler deux Advil en me réveillant! Quelle victoire. Juste pour ça, ce mois d’expérimentation a valu la peine. J’ai arrêté de boire du café après quelques jours. Je n’en ressentais plus le besoin. Pour moi, c’est une affirmation-choc. Bon, je bois du thé et des tisanes mais je ne cherche pas le buzz, la stimulation, le kick-start qui m’était avant nécessaire pour démarrer toutes mes journées.

Question ligne et poids. J’ai réussi à perdre 9 livres. En mangeant plus qu’avant. Sans faire d’exercice. C’est sûr que ne pas manger de sucre, de pain et ne pas boire d’alcool…ça fait son p’tit effet! Je me suis mesurée avant et après, tel que recommandé sur le site (parce que pendant les 30 jours, aucune mesure ou pesée n’est autorisée). Donc voici (sans trop de pudeur!) mes mensurations au 16 mai :

Poids :131 livres

Tailles : 28 pouces

Hanches/cuisses : 39 pouces

Bras : 11 pouces

Cuisses : 24,5 pouces

 

Le 15 juin :

 

Poids : 122 livres

Taille : 25 pouces

Hanches/cuisses : 37 pouces

Bras : 10.5 pouces

Cuisses : 22.5 pouces

 

Maintenant que mon 30 jours de restrictions se termine, je dois poursuivre mes apprentissages et réintroduire méthodiquement les différents groupes alimentaires en étant très attentive à leurs différents effets sur mon métabolisme. Je commencerai, comme la grande majorité des gens par prendre un verre de vin! (je reviendrai sur l’alcool et le Whole30 dans un prochain billet). Tout un chapitre de leur livre est consacré à cette étape cruciale qu’il ne faut surtout pas négliger puisque ça équivaudrait à anéantir tous les efforts déjà consentis. J’essaierai les légumineuses, puis les céréales sans gluten (comme le riz ou le maïs), le yogourt ou le lait et en dernier lieu, le blé. Entre chaque aliment testé, je vais revenir à la diète Whole30 pendant 3 jours pour bien mesurer les effets qui peuvent se faire sentir subtilement. Bien des gens finissent par réintroduire un peu de tout progressivement, retrouvent leurs bonnes vieilles habitudes en même temps que leurs petits inconforts et bobos (problèmes de peaux, plus d’allergies, difficultés digestives, etc.) refont un autre mois de Whole30 pour enfin adopter des habitudes alimentaires à long terme qui leur permettent de se sentir au meilleur de leur forme. À suivre donc.

2 commentaires

  1. Felicitation! Ét je confirme que sa fonçtionne c’est exactement ce que j’ai fait çette annee sans le savoir et j’ai perdu 35 livres ét en super forme.

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